Galerie

Au détour d’un voyage, nous pouvons passer devant elles sans même y faire attention. Et pourtant, la lumière essaye constamment de nous les montrer, en y pointant ses plus beaux reflets. Par l’ensemble de mon travail photographique, j’aimerais rappeler à quel point elles sont bien évidemment magnifiques, mais surtout utiles et essentielles autant pour nous que pour la nature.

Vous l’aurez compris, je parle bien de ces milieux qui me passionnent et pour qui je réserve mon travail photographique, les zones humides.

Voici, quelques collections de photos réunies :

Eruptions de vie

Eruptions de vie

L'eau qui dort

L’eau qui dort

Ataraxie

Ataraxie

La clameur du printemps

La clameur du printemps

Jouvence

Jouvence

Extrait de mon premier livre sur des zones humides du Massif central

« Narses, éruptions de vie »

« En accueillant une faune et une flore aussi riches qu’abondantes, elles jouent d’abord un rôle clé dans la préservation de la biodiversité. Quelques chiffres s’imposent. À l’heure actuelle, les zones humides ne représentent que 6% de la surface terrestre, et pourtant, ce sont bien 40% des espèces animales et végétales qui y vivent et en dépendent. En France, elles hébergent près de 50% des oiseaux et sont un foyer essentiel pour nombre de plantes, d’amphibiens, d’insectes ou de mammifères menacés. Ces milieux sont bel et bien des remparts contre l’érosion effrénée de la biodiversité.

Souvent considérées comme inutiles et contraignantes par l’espèce humaine, elles fournissent aussi des fonctions cruciales pour notre bien-être. Elles stockent l’eau, la purifient et la redistribuent aux rivières. C’est de celles-ci que nos cours d’eau dépendent pour fournir l’eau dont nous avons tous besoin pour vivre. À l’heure où le monde ne cesse de battre des records de chaleur et où la ressource en eau tend à se raréfier, les zones humides nous aident à conserver cet élément qui nous est indispensable, l’eau. Ceci, en plus des autres rôles tels que l’absorption des crues et le stockage carbone, font ainsi d’elles, non pas des zones « importantes », mais bien des zones « vitales » sans lesquelles nous ne pourrons faire face aux changements climatiques.

Malgré cela, le destin des zones humides est aujourd’hui tragique car plus les années passent, plus elles disparaissent, et les narses pourraient s’inscrire dans cette même lignée. En abritant une biodiversité exceptionnelle et en délivrant des services essentiels à nous et à la nature, il est de notre devoir de les préserver.

Enfin, j’aimerais cette fois sortir de mon rôle d’écologue et rappeler que ces zones ne se réduisent pas à une utilité, une fonctionnalité ou un rôle joué. Les zones humides, c’est aussi la beauté. C’est la brume matinale qui caresse les eaux calmes du matin. C’est des lueurs, des messagers, des ombres qui interviennent dans le flou évanescent des premières ondes. C’est le soleil qui nous parle au travers d’un miroir sur lequel ses mots peuvent se refléter. C’est des longs silences et des chants à tue-tête, des êtres qui dansent et des dangers qui guettent. »

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